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Présentation du jeu de plateau Bloqus et discussion sur sa licence

Bloqus est un jeu de plateau plaisant et assez facile à prendre en main. Il consiste à placer sur un plateau (une grille) des polyominos, c'est-à-dire des formes géométriques composées par les différents agencements d'un certain nombre de carrés élémentaires. Avec un carré, on a un monomino. Avec deux carrés, un domino. Avec trois carrés, un triomino. Quatre carrés donnent un tetromino, enfin cinq carrés donnent un pentamino. Chacun des quatre joueurs dispose donc initialement de 21 formes, qu'il peut librement tourner dans tous les sens. L'un des carrés de la première pièce posée doit obligatoirement recouvrir le coin de la grille attribué au joueur.(source site officiel)
C'est la version informatique du jeu de plateau Blokus de la société Sekkoïa (rachetée depuis par Mattel) http://www.blokus.com/ . Le jeu de Mattel ne semble pas exister sous forme informatique. Bloqus permet de jouer de zéro jusqu'à quatre joueurs humain, proposant plusieurs niveaux (ou style) de joueurs automatiques. Le programme est multi-plateformes (GNU-Linux, MacOS/X, Windows), et s'appuye exclusivement sur la bibliothèque Qt4. Ce projet est diffusé sous la licence CeCILL V2.
Un jeu réalisé en 2009 par Yves Bailly. Il peut se jouer à plusieurs mais pas en réseau. Il est traduit en anglais et en français. Langage de programmation : C++.
Discussion : le jeu est sujet à droit d'auteur de la part de la société Sekkoïa ( http://www.blokus.com/fr/sekkoia.html ) et donc le jeu doit être considéré partiellement libre. Bien que le code soit libre.


site officiel

Modélisez votre quartier pour l'inclure dans SupertuxKart

C'est ce que propose "Tous agiles" une équipe qui vise à renforcer l'agilité professionnelle des jeunes les plus éloignés de l'emploi grâce aux logiciels libres et au jeu vidéo.
Les outils utilisés sont OpenStreetMap, GIMP et Blender.

Tous Agiles

Ryzom offre un éditeur scénographique à ses joueurs!

Voilà une nouvelle annonce du projet Ryzom sur Linuxfr :
Ryzom est un jeu de rôle en ligne massivement multi‐joueur (MMORPG) de science fantasy basé sur un monde vivant unique : une planète‐plante aux paysages envoûtants, sauvage, et peuplée de mille dangers. Vous pouvez y incarner une des quatre races humanoïdes du jeu, contribuer à la reconquête de leur civilisation perdue et influer sur l’évolution du monde.

Première étape publique de son grand projet de mise à disposition de l’outil de création Ryzom Arkitect à sa communauté de joueurs, l’arrivée de l’éditeur scénographique suscite interrogations et intérêt.

Note du Modérateur de Linuxfr. : Ryzom Arkitect (dit Ark) comprenant l’éditeur scénographique est sous licence propriétaire gratuite, contrairement au reste du projet qui est sous AGPL. Les contenus produits seront sous licence CC-BY-SA (comme pour le reste du projet).

NDM : Pour mémoire, Ryzom est un jeu de plus en plus libre (complètement ou presqu'entièrement libre selon les dernières analyses)

La suite sur Linuxfr

Ryzom

Commentaires sur la licence de Cytadela

Cytadela (ou The Citadel) est un jeu de FPS à "l'ancienne" c'est à dire de la génération de Doom 1 ou 2 (jeu dont il existe une version libre Freedoom). Ce jeu développé de 2003 à 2013 est probablement d'origine polonaise.
Cytadela est une conversion d'un ancien jeu sur Amiga du même nom créé par Virtual Design avec reprise des anciennes données et mise sous licence GPL (GNU GPL v3) avec l'autorisation des auteurs d'origine.
C'est un jeu de tir en 3D donc très pixélisé; normal : c'était la seule solution pour faire tourner des FPS 3D sur les machines de l'époque.
Il utilise OpenGL, GLU, SDL, SDL_mixer et VLC. Tous les algorithmes et le contenu artistique ont été repris de l'original avec la permission de leurs auteurs. La distribution du contenu artistique (en tant que partie de la conversion,c'est à dire de la reprise du jeu Cytadela) est autorisée suivant les termes de la GNU GPL.
C'est ce point-là qui pose souci, puisque c'est assimilable à une clause -nd (pas de dérivées). C'est pourquoi, ce jeu se classerait dans la catégorie "partiellement libre".

Le projet Khaganat

Khaganat vise à créer un MMORPG aussi libre que possible. Libre dans les possibilités qu'il donne au joueur (mais ça c'est ce que tout MMORPG essaiera de vous offrir), libre aussi dans son code… et dans ses ressources graphismes, dans son univers, son histoire, les outils pour le modifier et le faire évoluer.

Le moteur est basé sur RyzomCore libéré le 6 mai 2010 sous la licence AGPL v3. D'ailleurs, les contributions croisées avec le projet Ryzom sont nombreuses. Les données de Khaganat sont sous licence CC-BY-SA.
Khaganat est le nom du projet global, Khanat celui du premier monde.
Khaganat est un projet en développement. Il existe un client pour Windows, Linux et Mac. Le client se connecte directement sur le serveur. L'univers est peu fourni pour le moment.

Site Officiel

Les jeux vidéo en bibliothèques sont illégaux...sauf les jeux sous licences libres.

Lionel Maurel, bloggeur, juriste et bibliothécaire, commentait en avril 2015 un rapport de l’Inspection Générale des Bibliothèques (IGB) écrit par Françoise Legendre relatif à la place des jeux dans ces établissements, et plus particulièrement des jeux vidéo. Cette étude contient aussi une partie consacrée aux aspects juridiques de la question. Elle aboutit au constat que les bibliothèques qui acquièrent et mettent à disposition des jeux vidéo aujourd’hui sont obligées de le faire dans la très grande majorité des cas dans la plus totale illégalité.
Bien évidemment, ce n'est pas le cas des jeux vidéo sous licences libres. Voilà un sujet juridique qui comme tout problème lié aux droits d'auteurs et aux licences est complexe pour les non initiés.

Morceaux choisis :
Notion de «représentation» pour le code de la propriété intellectuelle :

«Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou des ayants droits ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque».

"Dans ce contexte, il apparaît clairement que les bibliothèques proposant des jeux vidéo à leurs usagers, à jouer sur place ou en prêt, ne respectent pas le cadre juridique."

Dans notre cas, les auteurs donnent explicitement leur accord.

"Les jeux vidéo se trouvent donc actuellement dans la même situation que les acquisitions de CD musicaux depuis des années : ils ne peuvent être mis en prêt que sur la base d’une simple tolérance de fait, les titulaires de droits type SACEM n’ayant jamais réagi pour faire cesser cette activité ou demander qu’elle soit compensée par une rémunération. Mais le fait que le prêt de CD soit toléré ne le rend pas légal pour autant et les ayants droit conservent théoriquement leur faculté d’agir à tout moment."

Pour les jeux vidéo sous licences libres, il n'y a pas cette menace latente au bon vouloir des ayants droits.

Lionel Maurel poursuit :

"Le terrain contractuel n’est pas du tout favorable aux bibliothèques et cette approche tend à durcir les revendications des titulaires de droits, qui ont alors toute latitude pour imposer des restrictions aux usages."

L'auteur ne parle pas du sujet des licences libres ce qui est un peu étonnant vu qu'il en a entendu parler (Lionel Maurel donne plusieurs conférences au Capitol du Libre 2016).
C'est un sujet juridiquement et politiquement rejeté et dont les tentatives de mises au ban semblent évidentes : on tente en haut lieu de les classer en « libres de droit », ce qui n'est pas le cas.

Le rapport avec le bien commun : La persistance d’un « droit de glanage culturel » ?
Ce paragraphe de l'article de Lionel Maurel est également intéressant,et je vous invite à le parcourir. Et finalement, les logiciels libres (et les jeux sous licences libres en l'occurence) ne sont-ils pas une façon de lutter contre ce phénomène de privatisation des biens communs ou de disparition de droits coutumiers ancestraux ? Ne s'agit-il pas de recréer un espace de liberté pour le peu qu'il nous reste (et de l'ancrer dans la loi à savoir les licences libres) ? Tout ceci est fourni par les auteurs eux-mêmes, que nous ne pouvons que remercier.

Article d'origine sur scinfolex.com