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Seven kingdoms, un nouveau jeu commercial passé au libre.

Seven kingdoms, Ancient Adversaries est un jeu de stratégie et gestion en temps réel dans une époque médiévale. 
Il a été réalisé par Enlight Software et la première version est sortie en 1997. Ce qui est intéressant est que cette société par le biais de Trevor Chan (le créateur de la société), a libéré le jeu sous licence GPL en 2009. Ce qui a été libéré : le code, les graphismes, les sons, à l'exception des musiques qui ne sont pas de sa propriété. Les traductions également n'ont pas pu être libérées, donc, elles sont à faire, y compris le français.
Pour être précis, la version 2.12 est la dernière version commerciale, et les versions 2.13 et suivantes sont libres. Si vous souhaitez jouer avec la version complète, vous devrez acheter la version commerciale chez Enlight Software.

Le développement a été confié au groupe de fans "7kaa" et Enlight Software continue de soutenir le développement.
Suite au portage des API Windows sous SDL, le jeu compile sous Linux (32 et 64 bits).

Les graphismes datent un peu tout de même, mais la réalisation (gameplay, interface, etc...) est de qualité commerciale, ce qui manque souvent aux jeux libres.
C'est d'ailleurs une réaction intelligente de la part de Enlight Software de donner un nouveau souffle à ce jeu quelque peu "dépassé" en le plaçant sous licence libre. Un exemple qui devrait être médité par d'autres éditeurs.

note : Enlight Software a été éditeur de Trackmania réalisé par Nadeo.

sources Lebottindesjeuxlinux, jeuxlinux.fr et site officiel

Téléchargement :

Un peu d'histoire : Tron l'Héritage

Le 9 février 2011 est sorti le film "Tron l'héritage" qui est la suite du film culte "Tron" de 1982 par Walt Disney.
C'est l'occasion de rappeler l'existence d'au moins 2 jeux vidéo libres Armagetron et GLTron inspirés de ce film : des motos tracent derrière elles un mur infranchissable.Armagetron Gltron
Le principe du jeu concerné remonte en fait à quelques années plus tôt : il s'agit du jeu Blockade réalisé en 1976 par Gremlin dont s'inspire le film.

Tron est l'un des premiers film à utiliser des séquences retravaillées ou conçues par ordinateur(un PDP 10). Il faut toutefois se rappeler qu'en 1980, la souris (avec ses boutons et sa boule) n'était pas encore répandue. L'invention de la souris à boule date de 1979, et est restée confinée dans les universités et parcs de recherche et n'a émergé pour le public qu'en 1983 sur l'Apple Lisa. Et comme Disney ne possédait pas de ces ordinateurs expérimentaux, les informaticiens engagés par Disney ont travaillé de longues heures uniquement avec un clavier, en mode texte. (source Wikipedia)

Le film a inspiré des dixaines de jeux (voir sur Wikipédia), mais que reste-t-il de tous ces jeux en dehors des jeux libres? Et bien tous les jeux propriétaires tombent rapidement dans l'oubli. On ne peut pas y jouer : En effet, tout d'abord, il faut les trouver. C'est très difficile, car ils ne sont plus dans le commerce. Ensuite, en vertu des lois DADVSI et Hadopi, leur téléchargement est illégal (et oui, ces lois concernent aussi les jeux). Qui plus est, les machines sur lesquels on pouvait y jouer sont introuvables et il faut utiliser un émulateur.
Comment s'étonner alors que des jeux comme Armagetron soient régulièrement cités sur des média grand public (journaux et sites web) dans la catégorie jeux gratuits ? Proportionnellement, il y a beaucoup plus de jeux gratuits propriétaires que de jeux libres, pourtant le succès de ces derniers est tout à fait honorable : parcourez le site de clubic rubrique jeux pour vous en convaincre. Attention, certains jeux indiqués gratuits sont en fait libres.

Tron sur Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tron

Le jeu Blockade d'origine
http://en.wikipedia.org/wiki/Blockade_(arcade_game)

La sortie du film Tron l'Héritage sur Google actualités :
http://news.google.fr/nwshp?hl=fr&tab=wn&q=Tron%20l%(...)

Le PDP 10, la machine qui a fait les images de Tron : http://www.catb.org/~esr/jargon/html/F/Foonly.html

Quelques éléments sont tirés des commentaires sur l'article publié sur Linuxfr .

Jason Rohrer le Gandhi poêtique.

Jason Rohrer est un programmeur, écrivain, musicien et concepteur de jeux vidéo américain né en 1977. Il publie la plupart de ses travaux sous la licence publique générale GNU ou bien directement dans le domaine public. Il est surtout reconnu pour ses jeux très courts. Il est auteur de nombreux jeux ces dernières années, dont Passage, Cultivation, Transcend, Primrose, Gravitation.     Primrose
Il est aussi un écologiste convaincu, végétalien de surcroît, adepte du mode de vie de la "simplicité volontaire" : Il vit avec sa femme et sa fille selon un budget volontairement inférieur à 10000 dollars par an, à Potsdam, dans l'état de New York. Sans voiture, sans réfrigérateur, mais avec l'ADSL. Jason est une sorte de cyber-hippie qui tire sa subsistance des dons faits par les utilisateurs de ses logiciels.
Il est le représentant le plus connu du mouvement « art-game », un genre récent de jeux indépendants Transcendayant pour but exclusif de communiquer une idée ou une émotion précise (comme Passage ou gravitation ).

sources:
Wikipédia

passage de jason rohrer

Interview into-night with jason rohrer

site de l'auteur :

Développez facilement vos jeux vidéo multi-plateforme avec BennuGD

Bennu Game Development est un environnement de développement de jeux vidéo libre en mode console, qui a été créé en 2008 par un argentin, Juan José Ponteprino, alias SplinterGU. C’est un dérivé de Fenix 0.93 (de Carlos Falo Hervás et José Luis Cebrián), lui-même fork du langage DIV du logiciel DIV Game Studio de Daniel Navarro Medrano.

Bennu veut dire phénix en égyptien ancien. BennuGD est donc un langage de programmation interprété multi-plateforme, libre et optimisé pour le jeu vidéo. Il convient aux codeurs débutants et aussi expérimentés. SplinterGU y a intégré le concept de modularité permettant d’utiliser des extensions tierces, comme le réseau, les manipulations graphiques avancées, la lecture de MPEG, l’analyse de XML… BennuGD permet de faire des jeux 2D rapides, mais aussi en 3D grâce au moteur Irrlicht ou grâce aux développements d’un groupe colombien.

Considérations techniques :
Bennu GD est une sorte de langage C ou Pascal interprété comprenant des fonctions spécifiques aux jeux video comme le calcul de distance.
Le noyau est complètement portable, à partir du moment où il y a un compilateur C pour lui. Il comprend le compilateur, l’interpréteur, et le moteur d’exécution.

Les modules de Bennu utilisent SDL pour de nombreuses fonctions de base, ce qui les rend également portables sur de nombreux systèmes, tels que : Windows, GNU/Linux, FreeBSD, BeOS/Haiku, Mac?OS X, iOS et des consoles telles que GP2X Wiz, Caanoo, Dreamcast, Wii, OpenPandora, PlayStation 2, Xbox, Dingoo A320.

Le portage sur Android a été réussi plus récemment par le groupe espagnol de développement de jeux libres PIXjuegos avec le jeu PixFrogger (un Frogger multijoueur) grâce au portage du noyau réalisé par Josebita.

Notez qu’il existe des interfaces graphiques de développement intégré (IDE), mais elles ne sont pas officiellement prises en charge. La plus connue est FBTwo_Project. D'autres IDE peuvent facilement être adaptées.

Licence :
Initialement GPL v2, elle a été modifiée en Zlib en mai 2011, pour être compatible avec l’AppStore.

Remarques :
Il existe un autre dérivé de Fenix sous le nom de Gemix. D'autres concurrents de BennuGD sous licence libre : Pygame(en Python), PlayN, love2d (en Lua) et Jeash (développement pour navigateurs internet)(sources commentaires sur Linuxfr).

Pour la petite histoire, SplinterGU s’était intéressé à Fenix une première fois en 2002. Plus tard, en 2006, il a cherché un moteur de jeu et s’est penché à nouveau sur Fenix. Il a alors trouvé un projet moribond et bogué. Quand il a cherché à faire des modifications, il s’est heurté à l’opposition des développeurs en place ; il a alors décidé de « forker » (créer une nouvelle branche ou descendant) le projet.

 

Site officiel

 

Site de la communauté francophone

 

Fenix

Article sur Linuxfr et commentaires

Gamedev Framework un framework de développement de jeu vidéo 2D en C++11

Après un article sur l'API OpenFL,en voici un sur Gamedev Framework (gf) : un framework de développement de jeu vidéo 2D en C++11.Il est basé sur SDL et OpenGL ES 2.0 et s'inspire très largement de l'API du module graphique de SFML avec quelques différences mineures et surtout en ajoutant des fonctionnalités non-présentes dans SFML. Il permet de se passer de SDL ou SFML. Plus exactement,dès qu'on veut faire un jeu en C++ sans moteur de jeu complet, on se retrouve très vite face à deux choix : SDL ou SFML. Gamedev Framework remplace avantageusement les deux.
Gamedev Framework est publié sous licence zlib/libpng, identique à celle de SDL et SFML.

Les détails sur Linuxfr

Le site jeuxlibres.net préserve le patrimoine vidéoludique libre

Créé le 19 mai 2004 (sortie de la première version bêta) par Ced117, Tito et Jibone, le site jeuxlibres.net répertorie les jeux vidéo sous licences libres (entièrement libres). Il semble que cela soit l'un des seuls sites au monde de ce type.Sable

Ces jeux sont développés en général par des amateurs, des développeurs d'une précédente version, des fans du jeu d'origine ou bien des étudiants qui cherchent à montrer leurs capacités (le développement d'un jeu même en 2D est souvent d'une grande complexité). Malheureusement, au bout de quelques années, ils commencent à être délaissés : les sites officiels disparaissent et les archives avec.

PengupopOn peut citer par exemple : Sable, Pengupop, Asteroid Arena, Starfighter, Nain Porte Quoi, Triplex Invader, Foobillard (perte de la version d'origine sous Linux), Jump'n Bump (perte de la version d'origine sous Linux), Mango Quest, PyTraffic, Biloba.

C'est là qu'intervient le site jeuxlibres.net qui lors de la création d'une fiche, effectue un téléchargement des binaires ou des sources. Ceux-ci sont alors stockés sur le serveur du site. Bien que cela ne soit pas sa fonction première, dans le cas des jeux délaissés, le site jeuxlibres.net devient alors la seule possibilité de récupérer les archives Zip. Jump'n BumpSans cela, un développeur qui souhaiterait faire un fork, reprendre le développement du jeu ou chercher des idées, n'aurait pas de possibilités de retrouver les sources.

C'est donc un pan de notre culture collective internationale (ici vidéoludique) qui est ainsi préservée. Merci à jeuxlibres.net