Dépêches Linuxfr
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JemaOS : un système d’exploitation français et souverain pour lutter contre l'obsolescence
JemaOS est un projet de système d’exploitation français, développé à Sophia Antipolis, qui propose une réponse concrète aux enjeux de souveraineté et de numérique responsable.
Le contexte est marqué par l’arrêt imminent du support de Windows 10, une transition qui menace de mettre au rebut près de 400 millions de PC encore fonctionnels à travers le monde. Face à cette obsolescence matérielle massive, JemaOS permet de réhabiliter ces parcs informatiques (machines de 2010 à 2025) en offrant une alternative fluide et sécurisée.
- lien nᵒ 1 : Site Officiel
- lien nᵒ 2 : Code Source (GitHub)
- lien nᵒ 3 : Documentation JemaOS
Architecture Open-Core et Optimisation Cible
Sous le capot, JemaOS s’appuie sur un modèle Open-Core combinant des briques de Gentoo Linux, Arch Linux et Chromium. Pour garantir des performances maximales sur du matériel ancien, le système mise sur une optimisation par compilation pour l’architecture cible. Cette approche permet de tirer le meilleur parti de chaque processeur, là où des distributions génériques peuvent accuser des lenteurs.
Sécurité par immuabilité et sandboxing
La sécurité du système repose sur deux piliers majeurs :
- L’immuabilité : Le système de fichiers racine est verrouillé en lecture seule, protégeant le cœur de l’OS contre les corruptions accidentelles ou les écritures malveillantes.
- Le sandboxing : Toutes les applications et processus sont isolés nativement dans des « bacs à sable ». Cette isolation stricte empêche une faille dans une application de compromettre l’intégralité du système, rendant l’usage d’antivirus tiers obsolète.
Pour l’interface, le choix s’est porté sur Aura Shell (Ash) afin d’offrir une expérience utilisateur réactive et épurée.
Le « dispositif Jema » : le Plug & Play pour s’affranchir des configurations complexes pour les non-initiés
L’aspect le plus original de JemaOS est son mode de déploiement via le dispositif Jema (NdM: qui est une clé USB). L’idée est de supprimer toute la complexité habituelle : plus besoin de créer des clés USB bootables, de partitionner des disques ou de modifier des réglages BIOS/UEFI complexes.
On branche le dispositif, et le système démarre. Grâce à un chargeur d’amorçage compatible Secure Boot (via « Enroll MOK »), JemaOS tourne en isolation complète. Il exploite les ressources (CPU/RAM) de la machine hôte sans jamais toucher aux données du disque dur interne.
Écosystème applicatif : PWA et P2P
Pour rester léger, le système déporte la partie logicielle vers des Progressive Web Apps (PWA), dont beaucoup fonctionnent en Peer-to-Peer (P2P) pour garantir la confidentialité :
- Anima & Nephtys : Messagerie et visioconférence en P2P.
- JemaNote : Prise de notes avec assistance IA (Mistral).
- OsiVibe : Un éditeur vidéo 4K multi-pistes qui s’exécute directement dans le navigateur.
Gestion de parc et souveraineté
Le modèle économique semble s’appuyer sur une offre SaaS pour les entreprises, permettant une gestion centralisée assez complète :
- Pilotage de parc : Suivi des machines, sauvegardes et gestion des droits d’accès.
- Administration : Gestion des dispositifs Jema et support technique.
- Souveraineté : L’infrastructure Cloud est hébergée en France, ce qui permet de rester sous protection du RGPD et d’échapper au Cloud Act américain.
Une initiative française intéressante à suivre pour ceux qui s’intéressent au numérique responsable.
NdM: les offres Pro/Ultime/Premium sont orientées entreprises avec un paiement mensuel par utilisateur. Les mises à jour OTA majeures sont payantes. Il est possible d'utiliser JemaOS sans payer (cf la documentation) en désactivant les mises à jour automatiques et installant manuellement les nouvelles versions.
Sur les 14 dépôts publics : la licence varie suivant les dépôts (MIT, AGPLv3, BSD avec clause publicitaire (dont une concernant Google (sic), un dépôt avec le logiciel WidevineCdm propriétaire de Google). La plupart des dépôts n'ont qu'un seul contributeur johnkryptochain, visiblement intéressé par les cryptomonnaies, Telegram et les NFT ; l'autre contributeur a deux commits sur un unique dépôt. L'entreprise qui porte le projet a 10 salariés d'après le site.Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur
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Créer un site Web local de documentation pouvant exporter en PDF avec mdBook
La documentation du langage Rust (le langage qui veut remplacer le C et le C++ en sécurisant l’accès mémoire et en supprimant le ramasse-miette) est écrite en Markdown.
Comme cette documentation doit pouvoir suivre l’évolution du langage (et donc évoluer avec chaque version de Rust) l’équipe Rust a créé mdBook pour pouvoir générer un livre en PDF à partir de chapitres HTML écrits en Markdown.
- lien nᵒ 1 : Langage Rust
- lien nᵒ 2 : La traduction non-officielle de la documentation de Rust
- lien nᵒ 3 : La documentation de mdBook (en mdBook)
- lien nᵒ 4 : L'article de Korben sur le mdBook
Licence de mdBook
mdBook est un logiciel libre sous licence Mozilla Public Licence v2.0.
Vous pouvez en trouver les sources pour y contribuer sur GitHub (https://github.com/rust-lang/mdBook).
Pour savoir comment contribuer à améliorer mdBook suivez le guide en anglais (https://github.com/rust-lang/mdBook/blob/master/CONTRIBUTING.md).
Installation de mdBook 0.52
Les fichiers sources d’installation sont disponibles sur GitHub pour MacOS, Windows, et Linux.
Vous pouvez aussi installer mdBook, si vous avez installé au préalable le langage Rust sur votre ordinateur en écrivant dans une fenêtre de Terminal la commande :
cargo install mdbookComme cela vous pourrez voir en direct comment cargo compile un programme Rust.
Création de votre mdBook
Mettez mdBook dans la variable
PATHde votre poste, pour lancer les commandes mdbook depuis n’importe quel endroit.Pour créer un mdBook, utilisez votre terminal pour lancer la commande
mdbook init livre-exemple.
Cette commande créera le répertoire vide « livre-exemple ».
mdBook vous posera alors plusieurs questions pour créer votre premier livre vide.Allez dans ce nouveau répertoire avec la commande
cd livre-exemple(\home\nom_utilisateur\livre-exemple sur un ordinateur GNU/Linux).Puis lancez le serveur Web local de votre livre avec la commande
mdbook serve --open.Cette commande va lancer le serveur Web local et ouvrir votre navigateur par défaut sur votre mdBook vide.
Fichiers de configuration
book.toml
Ce fichier contient le titre de votre futur livre dans le champ "title".
Il contient aussi un champ « author » à renseigner avec votre nom (ou votre pseudo-littéraire) et un champ « langage » qui par défaut à la valeur « en », mais que vous pouvez évidemment modifier en « fr » avec votre éditeur de texte favori (gedit par exemple sous GNU/Linux).src/SUMMARY.md
Ce fichier contient la structure de votre futur livre (la liste des chapitres).
Pour créer facilement un chapitre, une préface, une introduction, une annexe… ajoutez des lignes dans ce fichier Markdown.Par exemple :
# Summary - [00-Introduction](./Introduction.md) - [01-Mon premier chapitre](./01-mon-premier-chapitre.md)Les chapitres seront créés vides dans le répertoire src au fur et à mesure de votre saisie dans le fichier src/SUMMAY.md par le programme mdBook.
Publication de votre mdBook
Une fois vos chapitres créés en Markdown avec votre éditeur de texte, publiez votre mdBook avec la commande :
mdbook build.
Cette commande créera un répertoire \livre-exemple\book. Vous pourrez diffuser ce sous-répertoire « book » sur votre serveur Web en le transférant par FTP.Astuce : rien ne vous empêche de renommer ce répertoire « book » en fr-livre-exemple-2026 avant de le transférer en FTP sur votre serveur Web.
Les 4 fonctionnalités de votre mdBook
1) La table des matières s’affiche en cliquant sur le menu hamburger en haut à gauche de votre page Web.
2) Vous pouvez changer le thème de votre page Web en cliquant sur le pinceau (par défaut le thème affiché est « Auto »).
3) Vous pouvez chercher un mot dans votre mdBook en cliquant sur la loupe.
4) Vous pouvez imprimer ce livre (au format PDF, ou sur votre imprimante) en cliquant sur l’icône de l’imprimante en haut à droite de votre page Web.
Utilisations possibles de mdBook
Vous pouvez utiliser mdBook pour créer la documentation multilingue de votre logiciel libre (par exemple un mdBook en français et un mdBook en anglais), voire de votre distribution GNU/Linux préférée.
Vous pouvez préciser la licence de votre livre en créant un chapitre licence, et par exemple choisir de publier votre livre en licence Creative Commons, Cecill ou Art Libre.
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L’économie du logiciel est-elle morte ?
Dan Blanchard vient de publier une nouvelle version de Chardet, une bibliothèque Python largement utilisée, sous licence MIT permissive, alors que les versions précédentes étaient sous licence GNU LGPL. Comment est-ce possible, étant donné que Dan est le responsable de cette bibliothèque, mais qu’il n’en est ni l’auteur originel ni le seul contributeur ? La réponse est très simple et d’actualité : cette version est une réécriture complète du projet, réalisée par l’IA Claude en cinq jours. Elle n’emprunte aucun fragment de code aux versions antérieures. Plus précisément, les quelques correspondances identifiées (1,3 % du code) ne sont pas spécifiques à Chardet. Elles correspondent à des idiomatismes dans les projets en Python.
Après avoir mené ses propres expériences, tout aussi convaincantes, Bruce Perens a récemment déclaré :
Je brise la vitre et déclenche l’alarme incendie ! Toute l’économie du développement logiciel est morte, disparue, finie, kaput !
Comme le souligne Bruce Perens, ce problème n’est pas spécifique aux logiciels libres. Les éditeurs de logiciels indépendants et leur modèle économique sont également ubérisés par les IA génératives. Et, bien sûr, cette question existentielle concerne également les ESN (i.e. les sociétés de service).
NdM: des infos complémentaires en provenance du lien ayant déjà généré quelques commentaires : d’abord l’auteur originel de Chardet demande d’annuler ce changement de licence qu’il considère comme une violation des droits ; et déjà au moins un ticket considérant un risque juridique « v7.0.0 presents unacceptable legal risk to users due to copyright controversy ». Sont aussi mentionnés un article LWN (accès réservé aux abonnés jusqu’au 19 mars et accès libre ensuite), et un autre cas de réécriture d’une application dans un autre langage et une autre licence, mais faite d’une toute autre manière avec GNU Coreutils (C, GPL) et uutils (Rust, MIT). Encore d’autres articles via Phoronix ou Slashdot ou LinkedIn ou…
- lien nᵒ 1 : Article détaillé sur The Register
- lien nᵒ 2 : Article plus sommaire sur Korben.info
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Les prix Ig Nobel quittent les États-Unis pour s’installer durablement en Europe
Après 35 ans de présence à Boston, la cérémonie des prix Ig Nobel (souvent abordés sur LinuxFr.org et basé sur un jeu de mot sur ignoble et Nobel), qui récompense les recherches scientifiques insolites, déménage ses activités en Europe. Les organisateurs invoquent clairement des difficultés croissantes liées aux conditions de voyage et de sécurité aux États-Unis.

Les futures cérémonies se dérouleront en Europe dès cette année.
- lien nᵒ 1 : The Ig Nobel Prize Ceremony Is Moving to Europe (after 35 years in the USA)
- lien nᵒ 2 : Concern over US travel visas prompts Ig Nobels to move its awards to Europe
- lien nᵒ 3 : Ig Nobels ceremony moves to Europe over security concerns
- lien nᵒ 4 : Les contenus liés aux ig Nobel sur LinuxFr.org
- lien nᵒ 5 : Improbable Research (organisateur des Ig Nobel)
La décision fait suite à un taux d'absentéisme marqué lors de l'édition 2025 : quatre lauréats sur dix ont refusé de se rendre sur le sol américain. Marc Abrahams, fondateur des prix, souligne un environnement devenu hostile pour les voyageurs étrangers. Et c'est un constat partagé par d'autres secteurs. À titre d'exemple, il cite la Game Developers Conference (aka GDC, basée à San Francisco) que de nombreux développeurs non étasuniens boycottent désormais pour des motifs similaires.
Pour le futur, Les organisateurs se sont associés au domaine des EPF (Écoles Polytechniques Fédérales) suisses et plus particulièrement à l'Université de Zurich pour assurer la continuité de l'événement. Le choix de la Suisse est motivé par sa tradition d'accueil et le fait qu'elle a donné naissance à beaucoup de bonnes choses improbables, citant la physique d'Albert Einstein, l'économie mondiale et les coucous :-)
Les Ig Nobel prévoient un retrait durable du territoire américain au profit d'un modèle rotatif inspiré du concours de l'Eurovision : les années paires, la cérémonie se déroulera à Zurich, les impaires, l'événement sera accueilli par une autre métropole européenne.
C'est clairement la fin de l'ancrage historique des prix aux USA, mais ils prévoient tout de même un petit événement trois semaines après à Boston pour célébrer localement les Ig Nobels.
NdM: improbablement sont mentionnés sur leur site un logiciel libre à propos de la différenciation du glycol diéthylène et du glycérol par le son, GNOME dans une interrogation sur Nestlé, l'eau de Phoenix, le problème de l'abri à vélos et la loi de Parkinson, un autre logiciel libre à propos de pancakes et du Kansas, Chris DiBona et un « architecte Open Source » de SCO.
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À la rencontre hivernale du Libre - « Libre à vous ! » du 24 février 2026
Deux-cent-soixante-dixième émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :
- sujet principal : À la rencontre hivernale du libre. Série d'interviews réalisée et présentée par Julie Chaumard, dans le cadre des Rencontres Hivernales du Libre de janvier 2026, 10e édition de l'évènement.
- chronique À cœur vaillant, la voie est libre de Laurent et Lorette Costy : « La fourberie du loup concentré recroquevillé »
- La pituite de Luk : « il nous faudrait une bonne guerre »
- quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l'April et le monde du Libre
Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 FM en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune.
- lien nᵒ 1 : Podcast de l'émission
- lien nᵒ 2 : Les références pour l'émission et les podcasts par sujets
- lien nᵒ 3 : S'abonner au podcast
- lien nᵒ 4 : S'abonner à la lettre d'actus
- lien nᵒ 5 : Libre à vous !
- lien nᵒ 6 : Radio Cause Commune
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Open Source Masterclass : un MOOC pour se lancer dans la contribution au logiciel libre
Vous avez envie de contribuer à des projets libres mais vous ne savez pas trop par où commencer ? Un groupe de contributeurs et contributrices vient d'annoncer la mise en ligne d'Open Source Masterclass, un MOOC entièrement libre (CC-BY-SA) qui vise précisément à répondre à cette question. Il est écrit par des contributeurs expérimentés des projets Open edX, OpenStack, Wikipedia, etc.
- lien nᵒ 1 : Open Source Masterclass (cours)
- lien nᵒ 2 : Repo gitlab du projet
Concrètement, le cours mêle théorie et pratique autour de l'écosystème FLOSS. Au programme :
- un peu d'histoire du logiciel libre (ça ne fait jamais de mal) ;
- les forges logicielles ;
- le fonctionnement des communautés et la communication dans les projets ;
- et surtout, un accompagnement pas à pas vers une première vraie contribution à un projet libre.
L'idée n'est donc pas seulement de regarder des vidéos dans son coin, mais bien d'arriver au bout avec un patch ou une merge request à son actif.
À signaler aussi à toute personne de votre entourage qui coderait mais n'aurait pas encore franchi le pas de la contribution. :-)
Retours, suggestions et commentaires sur le contenu sont les bienvenus !
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Venez tester Fedora Linux 44 Beta !
En ce mardi 10 mars, la communauté du Projet Fedora sera ravie d’apprendre la disponibilité de la version Beta de Fedora Linux 44.
Malgré les risques concernant la stabilité d’une version Beta, il est important de la tester ! En rapportant les bogues maintenant, vous découvrirez les nouveautés avant tout le monde, tout en améliorant la qualité de Fedora Linux 44 et réduisant du même coup le risque de retard. Les versions en développement manquent de testeurs et de retours pour mener à bien leurs buts.
La version finale est pour le moment fixée pour le 14 ou le 21 avril.
- lien nᵒ 1 : Site officiel du projet Fedora
- lien nᵒ 2 : Site officiel de la communauté francophone de Fedora
- lien nᵒ 3 : Torrents officiels pour télécharger les différentes éditions
- lien nᵒ 4 : Les versions avec bureaux alternatifs de Fedora (Xfce, etc.)
- lien nᵒ 5 : Les suites de productivités de Fedora (astronomie, design, etc.)
- lien nᵒ 6 : Calendrier pour Fedora Linux 44
Sommaire
- Expérience utilisateur
- Gestion du matériel
- Internationalisation
- Administration système
- Développement
- Projet Fedora
- Tester
Expérience utilisateur
- L’environnement de bureau GNOME est proposé dans sa version 50 ;
- Les variantes de Fedora reposant sur l’environnement KDE Plasma utiliseront le configurateur Plasma Setup pour la post-installation de manière analogue à GNOME avec GNOME init setup ;
- De même ces variantes utiliseront Plasma Login Manager (PLM) comme gestionnaire de connexions au lieu de SDDM ;
- L’environnement de bureau Budgie passe à la version 10.10 et tourne avec Wayland au lieu de X11 ;
- La variante Games Lab est remaniée pour passer de Xfce à KDE Plasma et ainsi utiliser Wayland pour avoir une couche graphique plus moderne ;
- Le spin MiracleWM remplace l’environnement nwg-shell avec Dank Material Shell (qui est basé sur QuickShell) ;
- Le gestionnaire de paquets universel PackageKit, utilisé par GNOME Logiciels entre autres, exploite dorénavant
dnf5au lieu de la version précédente ; - L’installateur Anaconda ne fournira plus de configuration réseau par défaut pour les interfaces filaires mais uniquement pour les installations n’utilisant pas une image Live ;
- La suite TeXLive nouveau millésime 2025 est proposée ;
- Le paquet d’intégration avec la bibliothèque Qt5 pour LibreOffice est supprimé, les environnements de bureaux utilisant Qt6 maintenant.
Gestion du matériel
- Pour les systèmes Aarch64 avec un EFI, la sélection du device tree sera automatique au démarrage en particulier pour les ordinateurs portables Windows ARM ;
- Le module noyau NTSYNC est activé quand les paquets Steam ou WINE sont installés pour améliorer les performances et la compatibilité des applications Windows et en particulier les jeux ;
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mkosi-initrdest proposé comme alternative àdracutpour générer des fichiers initrd pour être évalué avant un éventuel remplacement.
Internationalisation
- L’outil d’aide à la saisie IBus évolue à la version 1.5.34 ;
- Le module Ibus pour la transcription vocale est mis à jour à la version 0.7.0 qui propose un module pour utiliser le modèle Whisper d’OpenAI en plus du modèle Vosk déjà employé.
Administration système
- Les images Fedora Cloud n’ont plus une partition
/bootdédiée mais utilisent un sous-volume btrfs à la place ; - L’émulateur QEMU n’aura plus de paquets compatibles avec l’architecture 32 bits i686, car cette architecture n’est plus maintenue par le projet officiel. Mais exécuter un système 32 bits reste évidemment toujours possible avec cet utilitaire ;
- Le gestionnaire de paquets
nixest introduit dans Fedora Linux ; - Le gestionnaire de paquets Kubernetes Helm utilise la version 4 dorénavant tandis que la version 3 reste disponible avec le paquet
helm3; - Le gestionnaire de bases de données passe par défaut de la version 10.11 à la version 11.8 ;
- L’outil Ansible est mis à jour à sa 13ᵉ version ;
- Les paquets pour le gestionnaire de bases de données MySQL avec le nom
community-mysqlsont supprimés.
Développement
- La chaine de compilation GNU progresse avec GCC 16.1, binutils 2.46, glibc 2.43 et gdb 17.1.
- La chaine de compilation LLVM version 22 est proposée ;
- L’outil de configuration de l’environnement de compilation CMake passe à la version 4.2. Cela entraine une rupture de compatibilité pour les projets ayant besoin de la version 3.5 ou inférieure ;
- Par ailleurs CMake utilisera le générateur
ninjaau lieu demakepar défaut pour compiler un projet ; - La bibliothèque C++ Boost passe à la vitesse supérieure avec la version 1.90 ;
- Le langage de programmation Ruby prend de la valeur avec sa version 4.0 carats ;
- Le paquet
ruby-buildest d’ailleurs scindé en plusieurs sous paquets pour rendre son utilisation plus modulaire ; - Le langage Go saute vers sa version 1.26 ;
- Le langage PHP passe à la version 8.5 ;
- Le langage Haskell devient plus fonctionnel avec son compilateur GHC version 9.10 et sa suite de paquets Stackage 24 ;
- La boîte à outils web pour Python nommé Django serpente à la version 6 ;
- Des paquets
nodejsXX-binetnodejsXX-npm-binsont fournis pour créer les fichiers des binaires/usr/bin/nodeet/usr/bin/npmsans nom de versions qui pointent vers la version de référence voulue pour simplifier la vie des utilisateurs ; - La bibliothèque
rust-bindgenpour lier du code Rust avec du code C ou C++ est empaquetée à la version 0.72 ; - De même pour les bibliothèques
rust-coreutilsetrust-nuqui vont respectivement de la version 0.0.27 à 0.5.x et de la version 0.99.1 à 0.109.2 ; - La bibliothèque d’édition des métadonnées des fichiers audio taglib passe à la version 2.0 ;
- Le parseur et moteur de rendu de CommonMark
cmarkprogresse vers la version 0.31 ; - La machine virtuelle Java OpenJDK 21 n’est plus proposée dans les dépôts ;
- Le paquet
python-mocka été supprimé des dépôts.
Projet Fedora
- Les paquets avec des fichiers identiques utilisent des liens physiques par défaut ;
- Les systèmes atomiques ne fournissent plus de bibliothèques et de binaires FUSE 2 ;
- Ces systèmes atomiques ne prennent plus en charge les règles dépréciées pkla polkit ;
- Packit remplace Fedora CI et Zuul pour démarrer les instances d’intégration continue pour compiler et exécuter les tests des paquets après un pull request ;
- L’outil d’intégration continue Konflux peut être utilisé pour générer des images reposant sur bootc ;
- D’ailleurs Konflux est aussi utilisé en lieu et place de Jenkins pour construire les images Fedora CoreOS ;
- Koji ne prend plus en charge le service distant RedHat Image Builder Service, uniquement les instances locales peuvent être utilisées ;
- Les labels des images pour conteneurs passent à
org.opencontainers.image.titleetorg.opencontainers.image.licensespour suivre la spécification OpenContainers ; - Les paquets autour du langage R ont de nouvelles macros et une meilleure uniformisation des bonnes pratiques pour simplifier leur maintenance.
Tester
Durant le développement d’une nouvelle version de Fedora Linux, comme cette version Beta, quasiment chaque semaine le projet propose des journées de tests. Le but est de tester pendant une journée une fonctionnalité précise comme le noyau, Fedora Silverblue, la mise à niveau, GNOME, l’internationalisation, etc. L’équipe d’assurance qualité élabore et propose une série de tests en général simples à exécuter. Suffit de les suivre et indiquer si le résultat est celui attendu. Dans le cas contraire, un rapport de bogue devra être ouvert pour permettre l’élaboration d’un correctif.
C’est très simple à suivre et requiert souvent peu de temps (15 minutes à une heure maximum) si vous avez une Beta exploitable sous la main.
Les tests à effectuer et les rapports sont à faire via la page suivante. J’annonce régulièrement sur mon blog quand une journée de tests est planifiée.
Si l’aventure vous intéresse, les images sont disponibles par Torrent ou via le site officiel.
Si vous avez déjà Fedora Linux 43 ou 42 sur votre machine, vous pouvez faire une mise à niveau vers la Beta. Cela consiste en une grosse mise à jour, vos applications et données sont préservées.
Nous vous recommandons dans les deux cas de procéder à une sauvegarde de vos données au préalable.
En cas de bogue, n’oubliez pas de relire la documentation pour signaler les anomalies sur le BugZilla ou de contribuer à la traduction sur Weblate. N’oubliez pas de consulter les bogues déjà connus pour Fedora 44.
Bons tests à tous !
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Open ModelSphere, un outil de modélisation
Open ModelSphere est un outil de modélisation et de gestion de modèles, qui combine les fonctionnalités de modélisation de processus, de données et UML, tout en offrant un environnement de gestion de modèles des plus flexibles. Il est aussi possible de générer des diagrammes via du code ou base de données.

Parce qu’il a été conçu en Java, Open ModelSphere peut être installé sur la plupart des plateformes, soit Windows, Linux et Unix.
- lien nᵒ 1 : modelsphere
- lien nᵒ 2 : OpenModelSphere
- lien nᵒ 3 : Guide de développement
- lien nᵒ 4 : Guide de développement de plugin
Open ModelSphere permet aux utilisateurs de construire leurs modèles plus facilement, à partir de zéro ou via rétro-ingénierie provenant d’une variété de sources (SGBDR ou autres sources non-relationnelles comme Java).
Les utilisateurs peuvent choisir entre plusieurs systèmes cibles SQL, comme Oracle, Informix, SQL Server de Microsoft, Sybase et DB2 UDB. Ensuite, ils peuvent facilement employer le processus de génération pour mettre leurs bases de données à jour.
Open ModelSphere propose également une fonction de génération de rapport en format HTML améliorée, permettant une personnalisation du contenu et du format.
Il offre une documentation API ouverte qui facilite l’intégration de la solution Open ModelSphere dans les environnements de développement existants.
Grace à la notion de plugin, des fonctionnalités peuvent être ajoutées à l’application.
Historique
Au début des années 1990, des professeurs et des étudiants de l’Université Laval ont lancé le développement d’un outil CASE (Génie Logiciel Assisté par Ordinateur) qui allait devenir le produit commercial Silverrun. Ce n’est qu’en 2008 que l’entreprise a pris le virage de l’innovation ouverte en libérant le code source du logiciel. Il est rare qu’un logiciel de cette trempe soit libéré. De la documentation utilisateur et technique existe.
Énormément de patrons de programmation et de concepts sont employés par l’application qui est une vraie mine d’or pour tout développeur.
Pour ces raisons, j’ai décidé de faciliter l’usage de l’application en lui permettant de fonctionner avec Java 11 et Gradle. Si vous avez du temps, il ne faut pas hésiter à y participer.
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Appel à conférences pour le Congrès ADULLACT 2026
L’Association des développeurs et utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (ADULLACT) est une association française fondée en 2002.

Cette année, votre voix compte plus que jamais ! Le 10ᵉ Congrès Adullact (4 et 5 juin 2026 à Montpellier) s’ouvre à vos idées, vos passions, vos questionnements pour façonner ensemble un événement qui NOUS ressemble !
- lien nᵒ 1 : Déposer sa proposition d'intervention
Pourquoi proposer une conférence ?
- faites entendre votre vision ;
- partagez vos retours d’expérience.
Nos thématiques 2026, des sujets qui vous concernent :
🔒Souveraineté : quand la dépendance fragilise les institutions.
La dépendance à des infrastructures étrangères peut paralyser des institutions entières et de nombreux exemples en témoignent. C'est un fait, la souveraineté n'est plus une option. Par cette thématique, nous cherchons à identifier des idées, voire des projets aboutis répondant à cette problématique.🤖 IA ou y’a pas ?
L’intelligence artificielle : sujet d’actualité, cette « chose » prend de plus en plus de place dans nos vies, mais à quel prix ? Aujourd’hui nous ne pouvons plus le nier, l’IA fait partie de nos vies certes mais faut-il l’embrasser sans réserve, ou en mesurer les risques pour préserver nos savoir-faire et notre autonomie afin d’en avoir un usage conscient ?Comment participer ? Déposez votre proposition avant le 27 mars 2026 à 17h59 – toutes les idées sont les bienvenues !
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Sortie de µJS, une bibliothèque JavaScript légère pour dynamiser un site sans framework
µJS est une bibliothèque JavaScript open source (licence MIT) qui permet de rendre un site web dynamique sans recourir à un framework frontend lourd. Elle s’inspire de pjax, Turbo et HTMX, avec pour objectif d’être plus simple et plus légère.
Principe de fonctionnement
µJS intercepte les clics sur les liens et les soumissions de formulaires pour charger les pages via AJAX, au lieu de déclencher un rechargement complet du navigateur. Le contenu récupéré remplace tout ou partie de la page courante. Le résultat : une navigation fluide, sans rechargement visible, sans écrire une seule ligne de JavaScript.
Aucune étape de build, aucune dépendance, compatible avec n’importe quel backend (PHP, Python, Go, Ruby…).
- lien nᵒ 1 : Site officiel
- lien nᵒ 2 : Playground interactif
- lien nᵒ 3 : Dépôt GitHub
- lien nᵒ 4 : Article de blog
Fonctionnalités principales
- Mode patch : mettre à jour plusieurs fragments du DOM en une seule requête, via des attributs
mu-patch-targetdans la réponse HTML du serveur - SSE : mises à jour en temps réel via Server-Sent Events
- DOM morphing : préservation de l’état du DOM (focus, scroll, transitions CSS) via idiomorph
- View Transitions : animations fluides entre les états de page, via l’API native du navigateur
- Prefetch : préchargement de la page cible au survol d’un lien
- Polling : rafraîchissement automatique d’un fragment à intervalle régulier
- Verbes HTTP complets : GET, POST, PUT, PATCH, DELETE sur n’importe quel élément
- Barre de progression : intégrée, sans dépendance externe
Installation
Via CDN :
<script src="https://cdn.jsdelivr.net/npm/@digicreon/mujs/dist/mu.min.js"></script> <script>mu.init();</script>Via npm :
npm install @digicreon/mujsExemple 1 : navigation AJAX sans configuration
Par défaut, tous les liens internes sont interceptés automatiquement. Le
<body>de la page cible remplace le<body>courant.<!DOCTYPE html> <html> <head> <title>Mon site</title> </head> <body> <nav> <a href="/">Accueil</a> <a href="/articles">Articles</a> <a href="/contact">Contact</a> </nav> <main id="contenu"> <p>Contenu de la page.</p> </main> <script src="https://cdn.jsdelivr.net/npm/@digicreon/mujs/dist/mu.min.js"></script> <script>mu.init();</script> </body> </html>Aucun attribut supplémentaire. Les boutons retour/avant du navigateur fonctionnent, l’URL est mise à jour, le titre de la page aussi.
Pour ne remplacer qu’un fragment de la page plutôt que le
<body>entier :<a href="/articles" mu-target="#contenu" mu-source="#contenu">Articles</a>Dans ce cas, µJS va récupérer la page
/articles, va extraire l’élément#contenude la réponse, et remplace l’élément#contenucourant avec.Si tous les changements de pages se font dans l’élément
#contenu, on peut généraliser dans la configuration (pour éviter d’avoir à mettre des attributsmu-targetetmu-sourcesur tous les liens) :<script> mu.init({ target: "#contenu", source: "#contenu" }); </script>Exemple 2 : recherche en direct avec debounce
<input type="text" name="q" mu-trigger="change" mu-debounce="300" mu-url="/recherche" mu-target="#resultats" mu-source="#resultats" mu-mode="update"> <div id="resultats"></div>Le serveur reçoit une requête GET vers
/recherche?q=...et retourne un fragment HTML. µJS l'injecte dans#resultats. Aucun JavaScript à écrire côté client.Exemple 3 : mise à jour de plusieurs fragments en une seule requête (patch mode)
Côté HTML :
<form action="/commentaire/ajouter" method="post" mu-mode="patch"> <textarea name="contenu"></textarea> <button type="submit">Envoyer</button> </form> <ul id="commentaires"> <!-- liste des commentaires --> </ul> <span id="compteur">3 commentaires</span>Le serveur retourne plusieurs fragments HTML dans une seule réponse. Chaque fragment indique sa cible via
mu-patch-target:<!-- Ajoute le nouveau commentaire à la liste --> <li class="commentaire" mu-patch-target="#commentaires" mu-patch-mode="append"> <p>Le nouveau commentaire</p> </li> <!-- Met à jour le compteur --> <span mu-patch-target="#compteur">4 commentaires</span> <!-- Réinitialise le formulaire --> <form action="/commentaire/ajouter" method="post" mu-patch-target="form"> <textarea name="contenu"></textarea> <button type="submit">Envoyer</button> </form>Une seule requête HTTP, trois fragments mis à jour simultanément. Le serveur garde le contrôle total sur ce qui est mis à jour et comment.
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